CCLA 2019: Circles of Conversation

Circles of Conversation

From June 2-5, 2019, as part of the Congress of the Humanities and Social Sciences of Canada hosted by the University of British Columbia in Vancouver, the Canadian Comparative Literature Association (CCLA) invites scholars to celebrate its 50th year by developing circles of conversation around issues facing comparative literature into the future.

In an article titled “In the Wake of Cultural Studies: Globalization, Theory, and the University” (2001), Tilottama Rajan outlines a genealogy of encyclopedic thought in which she notes that the root of the word, enkyklios paideia, denotes a “circle of learning.” Rajan then traces the encyclopedic impulse through the philosophical and literary systems of Romanticism, and into the present-day conditions for knowledge production, which are dominated, according to her, by culturalism.

To what extent must the comparative literary formation contend with multiple and overlapping circles of knowledge production? Undoubtedly, contemporaneous conditions within the university inspire ever-new versions of totalization, governmentality, rationality, and systems logic, especially considering the mediations that define, if not dominate, our cultural moment: from the circulation of networked (visual) culture, to the infrastructures that govern patterns of information, to the densification of our media ecologies, and so on.

In addition to these discussions about the contemporary cultural moment, the circle is an important marker of power as demonstrated by the existence of boundaries, centres and peripheries, exclusions, and forms of inequality. Building on theories of political sovereignty, Giorgio Agamben (1995) writes that the very concept of sovereignty derives from making an assertion of one’s exceptionality to the rule—from becoming a maker of circles. Given this, how can the circle be mobilized otherwise as a rhetorical aid in challenging its association with exceptional power and the boundaries that its very existence depends upon?

Indeed, circles have aesthetic qualities. Circles become spheres. They unfold dimensions of space, develop concentric formations, and accommodate themselves to immersion, layering, rupture, incompletion. It is through the aesthetic dimension that circles create vectors, establish ties and elicit conversations. Circles enlarge; they bring disparate elements from the outside to the inside, and they engage in a process of enrichment through dialogue. What, then, are the aesthetic and imaginative dimensions of the circle when it comes to practicing comparative literature in this expanded field?

Proposals for pre-arranged panels, roundtables, and innovative formats are strongly encouraged. Joint sessions with other organizations are also very welcome but should be arranged as soon as possible.

Keynote speaker: Professor David Palumbo-Liu, Hewlett Nixon Professor, and Professor of Comparative Literature, at Stanford University, and President of the American Comparative Literature Association (ACLA).

Please submit 250-word abstracts for 20-minute presentations, as Word attachments, to Program Chair Dr. Joshua Synenko (cclacongress2019@gmail.com) by December 15, 2018.

Cercles de conversation

Dans le cadre du Congrès des sciences humaines du Canada qui se tiendra du 2 au 5 juin 2019 à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) à Vancouver, l’Association Canadienne de Littérature Comparée (ACLC) invite les chercheuses et chercheurs à célébrer le 50ème anniversaire de l’association en formant des cercles de conversation autour des enjeux entourant le futur de la littérature comparée.

Dans son article « In the Wake of Cultural Studies: Globalization, Theory, and the University » (2001), Tilottama Rajan expose une généalogie de la pensée encyclopédique et fait remarquer que la racine du mot « encyclopédie », enkyklios paideia, signifie « cercle éducatif ». Rajan retrace ensuite le mouvement de l’impulsion encyclopédique au sein des systèmes philosophiques et littéraires romantiques et jusqu’aux conditions actuelles de production du savoir, dominées selon elle par le culturalisme.

Dans quelle mesure la formation en littérature comparée devrait-elle composer avec les cercles multiples et entrecroisés de production du savoir? Les conditions actuelles du système universitaire inspirent indubitablement un renouvellement de notre manière de penser la totalisation, la gouvernementalité, la rationalité et la logique systémique, particulièrement si l’on considère les médiations qui définissent, voire dominent, le moment culturel qui est le nôtre, médiations qui vont de la circulation de la culture (visuelle) en réseau aux infrastructures qui gouvernent les modes de circulation de l’information, en passant par la densification de nos écologies médiatiques.

Le cercle est aussi un important indicateur de pouvoir qui signale des frontières, établit des distinctions entre le centre et les périphéries, marque des exclusions et des inégalités. Dans la lignée d’une certaine tradition de théorie politique sur la souveraineté, Giorgio Agamben (1995) soutient que le concept même de souveraineté implique l’assertion d’un statut d’exception par rapport à la règle, statut qui correspond au pouvoir de façonner les cercles. Ceci étant, de quelle façon le cercle peut-il être mobilisé autrement, c’est-à-dire comme outil rhétorique qui défie son association avec le pouvoir d’exception et les frontières dont son existence même dépendent?

La dimension esthétique du cercle doit aussi être prise en considération. Nos cercles culturels sont des sphères en devenir. En se déployant dans l’espace et en développant des formations concentriques, les cercles permettent l’immersion, la stratification, la rupture, l’inachèvement. C’est même par leurs qualités esthétiques que les cercles créent des vecteurs, établissent des liens et suscitent des conversations. Les cercles permettent d’étoffer ; ils incorporent des éléments disparates venant de l’extérieur à l’intérieur de leur rayon et nous engagent dans un mouvement d’enrichissement par le dialogue. Quelles sont donc les dimensions esthétiques et créatives du cercle pouvant être appliquées à la pratique de la littérature comparée, en tant que celle-ci évolue dans un champ en pleine expansion?

 

Les propositions pour des séances thématiques, des tables rondes ou des présentations au format novateur sont fortement encouragées. Des séances conjointes avec d’autres associations sont aussi les bienvenues et devraient être organisées dès que possible.

 

Conférencier d’honneur : David Palumbo-Liu, professeur Hewlett Nixon et professeur de littérature comparée à l’Université Stanford et président de l’American Comparative Literature Association (ACLA).

 

Veuillez soumettre vos propositions de 250 mots pour une présentation de 20 minutes, en pièce jointe en format Word, à l’organisateur du colloque, Dr. Joshua Synenko (cclacongress2019@gmail.com) au plus tard le 15 décembre 2018.