Joint Panel Proposal: ACQL-CCLA: Spatial Exclusion in Canadian and Québec Literatures

Joint Panel Proposal: ACQL / CCLA

Spatial Exclusion in Canadian and Québec Literatures

Domenic A. Beneventi, CELAT-UQAM

Spatial theory since the 1960s has had an important influence on recent literary criticism and cultural studies. Lefebvre’s notion of the spatial as a complex social process, Massey’s investigations of the gendering of space, Harvey and Sennett’s discussions of class, capital, and the body in spatial context, and the microspaces of dwelling and architecture discussed in the work of Bachelard, have provided new theoretical tools to think about representation, civility, justice, citizenship, and state power. As a result, discussions about materially and historically situated bodies and spaces have emerged, providing a fuller understanding of the layered complexities of place, one in which the spatial is informed and defined by specific social, historical, and economic forces, and by the psychological and social inscriptions which operate on bodies in various spaces.

This panel will address the intersections between bodies and spaces in Canadian / Québécois literatures -that is, how the discourses of nation and its spaces are enmeshed within and reflected by the literary, social, and political inscription of bodies. By examining the disavowal and spatial containment of the “messy” bodies of racialized, classed, and gendered others, we may arrive at a clearer understanding of the exclusionary practices that operate in Canadian and Québécois spaces. If Canada has (too often) been defined by its landscape, what does that landscape mean beyond the de-materialized representation of a particular national character? How is space used strategically by the mainstream to make manifest state power, and used subversively by those marginalized by class, ethnicity, and gender in resisting those restrictive measures and national narratives? What are the links between specific spaces and the lived experiences and embodied subjectivities of those who occupy them?

Please send 300 word proposals, including title, university affiliation, contact information, and biographical note to: domenic.beneventi@mac.com


Proposition de séance : ALCQ / ACLC

L’exclusion spatiale dans les littératures canadienne et québécoise

Domenic A. Beneventi, CELAT-UQAM

Depuis les années 60, la théorie de l’espace a eu un effet marquant sur la critique littéraire et sur les études culturelles. La notion de l’espace comme processus social complexe de Lefebvre, les recherches de Massey sur le lien entre l’espace et le genre, les travaux de Harvey et Sennett sur les classes sociales, le capital et le corps dans le contexte spatial, ainsi que les « micro-espaces » du domicile et de l’architecture employés par Bachelard nous offrent de nouveaux outils théoriques pour réfléchir à la question de la représentation, la justice sociale, la citoyenneté et du pouvoir de l’État. Par conséquent, cela a donné lieu à des discussions sur le corps et les espaces situés sur le plan matériel et historique, permettant ainsi une meilleure compréhension de la complexité de l’espace -construit par les forces sociales, historiques, économiques ainsi que par les traces psychologiques et sociales qui ont un impact sur le corps dans divers espaces.

Cette séance porte sur les intersections entre le corps et l’espace dans les littératures canadienne et québécoise. Elle permettra de savoir plus précisément comment les discours sur la nation font partie intégrante des inscriptions symboliques, sociales et politiques des corps. En examinant le désaveu historique et le cloisonnement spatial du corps de l’Autre (selon sa « race », sa classe sociale et son genre), nous pourrions ainsi mieux cerner les pratiques d’exclusion en cours dans les espaces politiques, sociaux et imaginaires canadien et québécois. Si le Canada a été (trop souvent) défini par son immense paysage, que peut vouloir signifier ce paysage au-delà d’une représentation dématérialisée d’un « caractère » national ? Comment l’espace est-il utilisé de manière stratégique par une majorité dominante en vue de manifester le pouvoir de l’État et/ou utilisé de manière subversive par les groupes marginalisés à cause de leur classe sociale, leur appartenance ethnique et leur genre tout en résistant à ces mesures et récits restrictifs? Quels sont les liens entre les espaces spécifiques et les expériences vécues, de même que les subjectivités incarnées de ceux qui occupent ces espaces ?

Veuillez envoyer vos propositions de 300 mots, y compris le titre, votre affiliation universitaire, vos coordonnés et une courte biographie à : domenic.beneventi@mac.com