CFP: Queer Frontiers in Canadian and Québécois Literature

Queer Frontiers in Canadian and Québécois Literature

Organizers : Jorge Calderón, Domenic A. Beneventi

Joint Session: Association of Canadian and Québec Literatures(ACQL) / Association of Canadian and Quebec Studies (ACQL)

The concept of “frontier” is most productive in thinking about queer experience. The spatial frontier separates the invisibility of private intimacy from the visibility of public life; the freedom and security of queer districts (for instance, the Village in Montreal, Church Street in Toronto and Davie Village in Vancouver) from the heteronormative erasure of queer life in towns and cities throughout Canada. The border is also temporal and generational,separating childhood, adolescence, adulthood and old age of those who live their queer experiences in extremely different ways. It marks queer legal status before and after same-sex marriage; queer history before and after the appearance of HIV, AIDS and tritherapies; and larger social histories before and after the sexual liberation struggles of the sixties and seventies.
Many questions may guide an analysis of the concept of the frontier in the representation of queer experience ; for instance,what are the borders which separate gays and lesbians in their twenties from those in their sixties? What are the borders which mark class differences in the LBGT community? Which are the frontiers between gender normativity in the public sphere and the challenges of gender performativities of femininity, masculinity, male femininity, female masculinity, the femininity or masculinity of transsexuals, etc.? Sexuality is also problematic and must be understood within a logic of agency and of the multitude of choices which are offered, from total sexual abstinence to the most unrestrained sexuality. Many other factors define, separate and cohere in the multiple experiences of queers in Canada and Quebec: including the plurality of desires, racial, ethnic and cultural identities, nationality and transnationality, postcolonialism and globalization, heteronormativity and homonormativity, the defense of marginality, and so on.
It is in this context that we invite scholars in Québécois and Canadian literatures to explore the concept of the frontier in works which represent the experiences of gay, lesbian, bisexual,transsexuals, intersexual, drag and transvestites subjects – in other words of queer realities. Papers may include analysis of novels,poetry, short story, and theatre, and may target a work in particular or a set of texts, relate either to Francophone or Anglophone literatures exclusively, or be a comparative analysis of the literary traditions of Quebec and English Canada. Please send paper proposals (no more than 300 words) with a short biography and a 50-word abstract in Word or RTF to Jorge Calderón (calderon@sfu.ca) and Domenic A. Beneventi (domenico.beneventi@usherbrooke.ca) by 15 January 2014.

Frontières queers dans la littérature québécoise et canadienne
Organisateurs : Jorge Calderón, Domenic A. Beneventi
Atelier conjoint : Association des littératures canadiennes et québécoise (ALCQ) / Association of Canadian and Quebec Studies(ACQL)

La notion de « frontière » est des plus productives afin de penser l’expérience queer. La frontière spatiale sépare l’invisibilité de l’intimité et la visibilité socio-culturelle ; la liberté et la sécurité des quartiers queers (par exemple le Village à Montréal, Church Street à Toronto et Davie Village à Vancouver) et l’oppression, le danger et l’effacement de la vie queer dans de nombreux villages et villes à travers le Canada. La frontière est aussi temporelle. Elle sépare l’enfance, l’adolescence, l’âge adulte et la vieillesse des personnes qui vivent leur expérience queer de manières fort différentes. Elle marque aussi l’histoire queer avant le droit au mariage de personnes de même sexe, et après ; avant la trithérapie contre le VIH, et après ; avant l’apparition du sida, et après ; avant les luttes de libération sexuelle des années 60 et 70, et après.
De nombreuses problématiques peuvent guider l’analyse de la frontière dans la représentation de l’expérience queer. Par exemple, quelles sont les frontières qui séparent les gays et les lesbiennes dans la vingtaine de ceux dans la soixantaine ? Quelles sont les frontières qui marquent la différence entre les personnes riches et les personnes pauvres ? Quelles sont les enjeux du genre sexuel : la féminité, la masculinité, la féminité masculine, la masculinité féminine, la féminité et la masculinité transsexuelles, etc. ? La sexualité est aussi fort problématique. Il faut ici penser à la multitude de choix qui sont offerts de l’abstinence sexuelle totale jusqu’à la sexualité la plus effrénée et démesurée. De nombreux autres facteurs définissent, séparent et relient entre elles les multiples expériences queers au Canada et au Québec : entre autres la pluralité des désirs, l’identité raciale, ethnique et culturelle, les questions nationales et transnationales, lepostcolonialisme, l’hétéronormativité et l’homonormativité, la défense de la marginalité, etc.
C’est dans ce contexte que nous invitons les spécialistes de littérature québécoise et canadienne à explorer la fonction de la notion de frontière dans des œuvres qui traitent principalement de l’expérience de gays, de lesbiennes, de bisexuel(le)s, de dragqueens et kings, de travesti(e)s, de transsexuel(le)s, d’intersexuel(le)s, en d’autres mots de la réalité queer. Les études peuvent porter sur le roman, la poésie, l’essai et le théâtre. Elles peuvent être centrées sur une œuvre en particulier ou sur un ensemble de textes. Elles peuvent porter soit sur la littérature francophone, soit sur la littérature anglophone. Ou encore elles peuvent comparer les traditions littéraires francophone et anglophone au Québec et au Canada.

Veuillez faire parvenir votre proposition de communication (maximum 300 mots) en français ou en anglais ainsi qu’une courte notice biographique et un résumé de 50 mots en un document Word ou RTF aux deux organisateurs du colloque, Jorge Calderón (calderon@sfu.ca) et Domenic A. Beneventi (domenico.beneventi@usherbrooke.ca), au plus tard le 15 janvier 2014.